Photographe de paysages installée à Londres, la suédoise Emma Wieslander explore les liens étranges entre le perçu, le dépeint et le décrit. Dans ses prises de vue, elle revisite d’abord les points de vue paysagistes des siècles passés pour mieux leur donner par la suite une consistance personnelle, en trois dimensions. Une manière contemporaine d’appréhender la nature, à la fois historique et technologique. Ce qu’elle fixe reste nimbé d’impermanence, les contours flous semblent prêts à s’évanouir. Influencée par la peinture, elle y trempe ses racines d’artiste expérimentale pour mieux s’en libérer et donner à voir sa vision fantomatique et presque abstraite du monde qui l’entoure. En 2006, la jeune artiste a reçu le prestigieux Prix Leica.