Depuis plus d’une dizaine d’années, le photographe parisien s’attarde devant les espaces et les architectures à l’abandon. Stations-services, murs taggés ou palais abandonnés : des lieux désertés il capture la mémoire, les vestiges d’une vie révolue. Habitées d’un mystère nostalgique, ses scènes suspendent la course du temps et traquent l’âme, derrière les amas de poussière et les lambeaux du passé. En 2009, Thomas Jorion a participé à la sélection internationale du Prix des Voies Off d’Arles. Cette année, il fait partie des invités de la Nuit de la Photographie Contemporaine à Paris.