Depuis plus de sept ans, Hien Lam Duc renoue dans la grâce avec les souvenirs de son enfance. Après avoir arpenté la planète et mis en images toutes ses détresses et ses combats humanitaires, il est devenu photographe de l'intemporel, bercée par le cours puissant du Mékong, le fleuve légendaire qui l'a vu grandir. Il en a exploré les mille et uns méandres, sur quatre mille deux-cent kilomètres, entre l'Himalaya et le Vietnam, acceptant de se laisser emporter par la fascination et les réminiscences de sa propre histoire.
Car au bord de son fleuve-mère, il a connu les joies de l'enfance, de l'école buissonnière, mais aussi les traversées clandestines, puis la douleur et les camps de réfugiés avant l'exil.
Son œuvre à rebours célèbre la beauté sereine des paysages et la dignité des nombreux peuples du fleuve.
En remontant le cours du Mékong et celui de sa propre histoire, le photographe en exil compose une œuvre inspirée, entre déambulations poétiques et enquête documentaire, avec le fil de l'eau pour seul guide au regard.
2006 : "Portraits-Mékong", Musée d’Ethnographie, Hanoi, Vietnam "Portraits-Mékong", Festival de Hue, Vietnam 2005 : "Le Mékong à hauteur d’eau", Chroniques nomades, Honfleur, France 2002-2003 : "Les gens d'Irak", Galerie Vu, Paris