Par essence la photographie est un multiple. Si cette notion de multiplicité est vraie pour la photographie moderne et contemporaine, dont les négatifs – la matrice- ont été conservés, il en va tout autrement de la photographie ancienne. Des photographies anciennes (on entend par ce terme les images produites depuis l’invention de la photographie en 1839 jusqu’à l’aube de la première guerre mondiale en 1914), seuls les tirages, c'est-à-dire les épreuves positives, nous sont généralement parvenus. Dans la plupart des cas, en effet, les négatifs dont les supports pouvaient être soit sur papier soit sur verre, ont disparu. Il arrive cependant que d’une même photographie on puisse trouver plusieurs tirages, mais bien souvent de qualité inégales. Il est difficile d’évaluer précisément le nombre de tirages qui fut fait à l’époque pour telle ou telle photographie. Pour certaines d’entre elles il n’existe bien souvent qu’un seul et même tirage. Pour mieux définir le phénomène de rareté d’une photographie ancienne il faut distinguer deux grandes catégories de production. D’une part, les photographies faites par les professionnels, commercialisées et destinées à plusieurs commanditaires, donc tirés à plusieurs exemplaires. D’autre part, les photographies réalisées par des photographes amateurs dans le cadre restreint de la famille et destinées à un nombre limité de spectateurs et dont il ne subsiste bien souvent qu’un seul tirage.
Les tirages des photographies anciennes qui suivent ont tous été réalisés à partir d’épreuves originales d’époque provenant des archives de l’agence adoc-photos spécialisée dans la diffusion de documents historiques (www.adoc-photos.com).
La volonté de limiter le nombre de tirages à 50 exemplaires tend à souligner le caractère de rareté de ces photographies anciennes. Certaines exceptions ont été faites avec les portraits de personnalités devenus avec le temps des figures familières de notre Histoire et dont nous proposons les tirages en édition open.