La photographe australienne visite depuis de nombreuses années les thèmes de l’identité et de la représentation de l’enfance. C’est derrière l’objectif qu’elle se sent le plus présente au monde, avoue-t-elle. En transcendant le réel, elle lui trouve ainsi plus de sens. Après avoir exploré l’univers des fans d’Elvis Presley ou des bodybuilders, elle a commencé à photographier des scènes totalement inventées et subjectives qui mettent en scène des enfants au sein de décors fantastiques, inspirés du monde des contes, des mythes et des archétypes. Du jardin re-créé de Lewis Carroll aux faits divers de l’histoire australienne, tout l’inspire pour son théâtre intime des apparences. Polixeni Papapetrou a été exposée en Australie et sur la scène internationale à l’occasion d’une vingtaine d’expositions individuelles et d’une cinquantaine d’expositions collectives. Elle figure dans plusieurs collections privées en Australie et aux Etats-Unis et a obtenu de nombreuses bourses.